Présentation: HOKHMA, un esprit, une équipe

Il était une fois…

d’après « Hokhma fête ses vingt-cinq ans ! »
Par Gérard PELLA-GRIN, pasteur de l’Eglise évangélique réformée à Vevey (Suisse)

Une belle histoire

Il était une fois, dans la forêt académique, une poignée d’étudiants appelés « évangéliques », « piétistes », voire « fondamentalistes » par leurs congénères. Ils percevaient comme un danger pour leur foi la théologie enseignée dans leur faculté (Paris, Strasbourg, Lausanne et Neuchâtel) et sentaient le besoin d’un apport différent. Ainsi commencèrent-ils à traduire et polycopier des articles publiés par des théologiens étrangers* .

En septembre 1975, en marge d’un camp GBU (Groupes Bibliques Universitaires) à Lamorlaye, ils décidèrent de se jeter à l’eau : ils lanceraient sur le marché une publication imprimée, susceptible d’atteindre d’autres lecteurs que leurs polycopiés à usage interne. Le nom de cette nouvelle « revue de réflexion théologique » fut tiré du verset des Proverbes qui figure sur la page de couverture : « la crainte du Seigneur est le commencement de la sagesse/hokhma » (Pr 9,10).

Hokhma fut si bien accueillie que les mille premiers exemplaires du N°1 furent rapidement écoulés, nécessitant une réimpression. Dès le N°2, le tirage passa à trois milles exemplaires. Vingt-cinq ans plus tard, il est de onze cents exemplaires, ce qui demeure fort réjouissant quand on connaît le tirage des ouvrages théologiques en français.[…]

L’évolution de Hokhma

Au début, il y avait un seul front ; aujourd’hui, il y a deux frontières ! Je m’explique : jeunes étudiants, nous nous sentions menacés par la théologie critique — surtout la critique biblique — et toute notre énergie était mobilisée sur ce front là. La métaphore est sciemment militaire ; c’était notre période « bunker ».

Aujourd’hui nous vivons la situation beaucoup plus paisiblement. Nous cherchons surtout à creuser, clarifier et construire. C’est notre période « chantier ». Plutôt qu’un seul front défensif, je vois deux frontières qui délimitent notre espace. Nous nous démarquons en effet…

  • … d’une théologie qui nous semble trop critique parce qu’elle s’estime capable de distinguer dans la Bible ce qui est vrai et ce qui ne l’est pas. Subrepticement ou explicitement, elle accorde ainsi plus de crédit à la raison qu’à l’Ecriture ;
  • … (de l’autre) d’une théologie qui nous semble trop étroite parce qu’elle a tendance à confondre le message biblique avec son interprétation. Elle ne se sert de la théologie que pour conforter des certitudes déjà acquises. Subrepticement ou explicitement, elle accorde ainsi plus de crédit à la tradition qu’à l’Ecriture ;

Il serait orgueilleux de prétendre que nous évitons ces deux écueils mais, sincèrement, nous cherchons à suivre le chemin étroit qui se fraie un passage entre les deux. Nous recherchons une écoute attentive et respectueuse et une interprétation libre et joyeuse de l’Ecriture.

[…] Ce cheminement, qui tient de l’équilibrisme, est très intéressant. Il nous semble porteur de vie mais, comme tout ce qui est vivant, il est certainement faillible et fragile ! N’hésitez donc pas […] à nous écrire quelques mots d’encouragement, de critique ou de suggestion…

*Seth Erlandsson, de Scandinavie : « Existe-t-il une recherche biblique sans présupposés ? », publié dans le Theological Student’s Fellowship’s Bulletin ; Colin Brown, d’Angleterre : « La recherche du Jésus historique », également publié dans le TSF Bulletin, N° 46/1996, puis dans Hokhma, N° 1/1976


Partage

La revue Hokhma vit de rencontres d’étudiants et de théologiens de différentes facultés et églises protestantes.
Elle cherche à stimuler le partage de l’espérance chrétienne entre croyants d’horizons divers, en favorisant la réflexion et la prière commune. Dans ce cheminement, l’équipe Hokhma souhaite contribuer à un renouveau de la foi.

Fidélité

Hokhma place au coeur de sa démarche l’écoute et l’obéissance au Dieu vivant, Père, Fils, et Saint-Esprit qui se fait connaitre aux hommes par les Ecritures.
Etre fidèle à sa Révélation comprend une double exigence : penser la foi dans la crainte du Seigneur et ancrer ses efforts dans la communion de l’Eglise.

Recherche

L’étude des Ecritures implique une attitude à la fois positive et critique à l’égard des méthodes d’approches de la Bible. Par ce discernement, Hokhma désire être un lieu où la recherche se met au service de la meilleure compréhension possible du texte, dans la prise au sérieux de toute l’Ecriture et l’ouverture aux interrogations du monde contemporain.

Hokhma est la transcription du mot hébreu signifiant « sagesse ». Notre revue essaiera, deux fois par an, de mériter son nom : « Etre science dans la crainte du seul sage ».

Comité Hokhma

Les membres du comité Hokhma :

jean-rené Moret

Jean-René Moret

Antony Perrot

Antony Perrot

Bertrand Gounon

Bertrand Gounon

Michaël De Luca

Michaël De Luca

Olivier Keshavjee

Olivier Keshavjee

Raymond Pfister

Raymond Pfister

Amédée Ruey

Amédée Ruey

Jean-Luc Dubigny

Jean-Luc Dubigny

David Martorana

David Martorana

Marc Hausmann

Marc Hausmann